Verena Troger-Imboden

Jugendjahre in Visp, Zermatt und Raron

Lehre als Vergolderin

Arbeit bei Edmund Imboden, Restaurator, Raron und Walter Furrer, Restaurator, Brig

Seit 1990 intensive Auseinandersetzung mit der Malerei

Weiterbildung u. a. bei Gustav Oggier, Kurt Panzenberger, Oskar Rütsche, Tom Blaess sowie mehrere Jahre an der Schule für Gestaltung in Bern bei Toni Grieb, Jürg Straumann und Sergej F. Sommer

Seit 1997 Mitglied bei VISARTE Valais

Seit 1993 regelmässig Einzel- und Gruppenausstellungen im Wallis, in der übrigen Schweiz, in Deutschland und in Ungarn

 

Meine Arbeitsweise im Umgang mit Farbe hat Johannes Itten in seiner Studienausgabe «Die Kunst der Farbe» im Kapitel über den Simultan-Kontrast treffend beschrieben.

 

Mit dem Simultan-Kontrast bezeichnen wir die Erscheinung, dass unsere Augen zu einer gegebenen Farbe immer gleichzeitig, also simultan, die Komplementärfarbe verlangt, dass es sie selbsttätig erzeugt, wenn sie nicht gegeben ist. Diese Tatsache beweist, dass das Grundgesetz farbiger Harmonie dir Erfüllung des Komplementärgesetzes in sich schiesst. Die simultan erzeugt Komplementärfarbe entsteht als Farbempfindung im Auge des Betrachters und ist nicht real vorhanden. Sie kann nicht fotographiert werden. (…).

Weil die simultan entstehende Farbe nicht real vorhanden ist, sondern erst im Auge entsteht, erzeugt sie in uns ein Gefühl von Erregtheit und lebendiger Vibration von ständig wechselnder Stärke. Die gegebene Hauptfarbe scheint bei längerer Betrachtung an Intensität abzunehmen, das Auge ermüdet, während die Empfindung für die simultan erzeugte Farbe stärker wird. (…).

Die Simultan-Wirkung ist für jeden an Farben interessierten Menschen von aussergewöhnlicher Bedeutung. Goethe sagte: «Der Simultan-Kontrast macht die Farbe erst zum ästhetischen Gebrauch tauglich». (…).

 

Diesen Kontrast versuche ich in meiner Arbeit zu erreichen.

Elle a grandi à Viège, Zermatt et Rarogne.

Apprentissage en tant que restauratrice en dorure.

Travaille chez Edmund Imboden, restaurateur, Rarogne et Walter Furrer, restaurateur, Brigue.

Depuis 1990, elle s’est consacrée plus intensément à la peinture.

Formation continue entre autres chez Gustav Oggier, Kurt Panzenberger, Oskar Rütsche, Tom Blaess ainsi que des cours à l’Ecole d’Arts Visuels à Berne chez Toni Grieb, Jürg Straumann und Sergej F. Sommer.

Depuis 1997, membre de VISARTE Valais.

Depuis 1993, expositions personnelles et collectives en Valais, dans la Suisse entière, en Allemagne et en Hongrie.

 

 

Ma méthode de travail, dans le traitement de la couleur, a été décrite de façon pertinente par Johannes Itten dans son œuvre « L’art de la couleur » dans le chapitre traitant le contraste simultané :

Par contraste simultané, nous entendons le phénomène qui fait que notre œil, pour une couleur donnée, exige en même temps, c’est-à-dire simultanément, la couleur complémentaire et la produit par elle-même si elle ne lui est pas donnée. L’expérience montre que la loi fondamentale de l’harmonie colorée renferme en elle la réalisation de la loi des complémentaires. La couleur complémentaire engendrée simultanément dans l’œil du spectateur est une impression colorée et n’existe pas réellement. ON ne peut pas la photographier. (…).

Puisque la couleur engendrée simultanément n’existe pas réellement mais qu’elle n’est engendrée que dans l’œil, elle éveille en nous une impression d’irritation et de vibration vivante dont la force change constamment. La couleur de base semble après un certain temps diminuer d’intensité, l’œil se fatigue, tandis que l’impression donnée par la couleur engendrée simultanément devient plus forte. (…).

L’effet simultané est d’une extrême importance pour tous ceux qui s’intéressent aux couleurs. Goethe disait : « C’est le contraste simultané qui rend la couleur propre à l’usage esthétique. » (…)

 

C’est ce contraste que j’essaie d’atteindre dans mon travail.

Nach der Abstraktion, Abstrakt

Die abstrakte Malerei, wie die Malerei allgemein, zeigt eine hohe Resistenz, weigert sich unterzugehen und beweist eine phänomenale Auferstehungskraft. Immer wieder wurde ihr Ende vorangekündigt, aber mit neuen Kräften ist sie doch da. Das Insistieren auf Gemälden, die sich weigern (Ab)Bilder zu sein, scheint eine Eigenschaft der Malerei zu sein, die auch nach dem Ende der Moderne immer noch Interesse und Vitalität hervorruft. Ob abstrakte, gegenstandslose, konkrete oder wie auch immer bezeichnete Malerei, das Bedürfnis, Farbe, Form, Textur und Intensität zu erforschen, ohne diese einer Darstellung unterzuordnen, scheint mehr als nur ein kunstgeschichtlicher Moment zu sein.

Die statischen Malflächen in den Werken von Verena Troger-Imboden (1940) sind dicht beladen. In unterschiedlichen Formaten, vielschichtig gemalt, strahlen sie eine dunkle Intensität, eine gespannte Ruhe aus. Viereckige Formen, die auf elementarste Kompositionen reduziert sind, entpuppen sich als Behälter von Potenz, von zur Verfügung gestellten Möglichkeiten. Das zeitlich betonte, Schicht um Schicht entstandene Räumlichkeitsgefühl weist auf ein aktives Warten, auf einen bestimmten, prozesshaft errungenen Eindruck hin. Die Unmittelbarkeit der Bilder, welche einen Blick erzeugt, durch den es «nichts zu sehen» gibt, steht in einem gespannten Widerspruch zur tiefen Dimension des langsam konstruierten Farb-/Ton-Eindruckes. Ohne ins Transzendentale zu kippen, bieten die Werke ein farbiges Ereignis an, welches die Dichotomie von Leere und Fülle im Bereich eines «dargebotenen Kraftfeldes» aufhebt.

 

Zvi Szir, Kunsthistoriker, Basel

Après l’abstraction, l’abstrait

La peinture abstraite, comme la peinture en général, montre une résistance phénoménale à ne pas sombrer et à toujours renaître. Sa fin a été annoncée à maintes reprises, mais elle est toujours là avec de nouvelles forces, une nouvelle énergie. Il y a des peintures qui résistent, qui s’incrustent et qui suscitent toujours un intérêt même après la fin de leur période de modernité.

Qu’il d’agisse d’une peinture abstraite, concrète ou dessinée, il semble que le besoin d’explorer la couleur, la forme, la texture ou l’intensité soit plus qu’un moment dans l’histoire de l’art.

Les surfaces de peintures statiques de Verena Troger-Imboden sont très chargées. Des différents formats, peints en plusieurs couches, rayonnent une intensité sombre, une tranquillité absolue.

Les formes carrées restituées en formes les plus élémentaires s’avèrent être le réservoir inépuisable de possibilités d’évasion mis à notre disposition.

La temporalité du moment créée couche par couche indique une attente active dans un processus de naissance, de création.

L’immédiateté des images qui donne un regard généré par la réflexion « il n’y a rien à voir » est en contradiction avec la lente et profonde construction couleur/ton/impression.

Sans basculer dans le transcendantal, les œuvres proposent un univers coloré qui supprime la dichotomie du vide et de la plénitude dans un champ de force.

 

Zvi Szir, Kunsthistoriker, Basel

Traduction et adaptation de Myriam Studer

Lisa Kohler

Peintures et Céramiques

Je suis née et j'ai grandi au Liechtenstein. Après des années de vagabondage en Angleterre, à Zurich, New York, Bâle et en Espagne - les langues étant mon plaisir et ma passion - je me suis installée en Valais. C'est à Sierre, avec Marie Escher que j'ai commencé à peindre. Elle m'a appris toute une gamme de techniques et m'a guidée vers une approche créatrice personnelle.

 

Viviane Martin à Réchy m'a passé le virus de la poterie. C'est une recherche de toujours plus de finesse, de lignes chaque fois plus tendues, de bols qui s'envolent... ou presque. Après, c',est un travail de peintre, ensemble avec le feu pendant la cuisson, en essayant de trouver I'harmonie entre le volume et la forme du bolet le trait de pinceau.

 

La peinture et la céramique sont une source de plaisir pour moi, une concentration totale où le monde autour disparaît. L'inspiration vient de la nature et des images du quotidien. C'est une recherche de matière, de couleur et d'équilibre.

 

Dans les beaux paysages de montagne et de plaine, de mer et de rivage, je contemple la nature créatrice.

 

Je suis les traces des hommes en quête de poésie. Je veille à suggérer plutôt qu'à tout dire pour permettre à I'observateur sa part d'inspiration.

Céramique peinte

J'ai choisi le thème du bol pour ses lignes tendues, ses courbes harmonieuses.

 

Mon travail au tour met l'accent sur une recherche de finesse pour valoriser le côté aérien du bol.

Ensuite commence le travail du peintre.

Je choisis des oxydes qui me suggèrent les teintes de la montagne, de la nature... et je me laisse inspirer par le résultat qui m'ouvre à de nouvelles découvertes.